Introduction

La Veille Stratégique

La veille technologique en France Livres sur la veille et les agents intelligents

Livres blanc sur la veille, la gestion de connaissance et les agents intelligents


Démarches de la Veille

   a- Définition des thèmes de veille
   b- Recherche, collecte
   c- Analyse, traitement, validation
   d- Diffusion, utilisation

   a- Définition des thèmes de veille

En premier lieu, il s'agit de définir les thèmes de surveillance, c'est-à-dire les champs d'investigation de la veille technologique. Ceux-ci correspondent bien entendu aux principales préoccupations et à la politique de l’entreprise : Ex : une société qui fabrique des robots ménagers s’intéressera au développement de l'électronique, de la mécanique, etc. Avec la collaboration des acteurs de la R&D, on recensera les multiples thèmes technologiques relatifs aux travaux en cours, qui reflètent leurs préoccupations à court et moyen termes et représentent des enjeux majeurs pour la société. Les axes de veille sont ensuite hiérarchisés en fonction des priorités stratégiques de l'entreprise. Il faudra aussi déterminer quelles sont les informations concrètement attendue pour chacun des thèmes retenus.

   b- Recherche, collecte

Il faudra interroger les sources d’informations correspondantes aux thèmes de veille définies. La recherche et la collecte d’informations se fera sur :

  • Les périodiques scientifiques et technique, économique, de gestion : Consultables dans la plupart des bibliothèques des organismes universitaires, publiques ou privés. On peut les lire presque partout. Ex : Physical Review, Chemical Abstracts, Current Contents, etc.

  • Les livres et les encyclopédies : les livres ne donnent pas les éléments d’informations les plus récent en raison du délai de publication) mais fournissent des synthèses et des analyses assez intéressantes. Les encyclopédies représentent une source d’informations très riche mais le coût d’acquisition des collections est assez élevé. Cependant les plus grandes d’entre elles sont accessibles en ligne ce qui intéresserait les petites « entreprises ». Elles commencent également à être diffuser sur CD-ROM. Ex : Encyclopédie Universalis, Larousse, etc.

  • Les Brevets : 80 % de l'information technique n'est publiée que dans les brevets. Ils permettent de comprendre la politique de développement technologique des concurrents. La surveillance des brevets permet également d'évaluer la propriété, la liberté d'exploitation d'un produit ou d'une technique. Le contenu informatif du brevet est exploité pour les applications suivantes :
    • Surveillance de la concurrence : être au courant des brevets publiés.
    • Connaître les domaines techniques les plus prisés.
    • Connaître les domaines protégés pour savoir exploiter.


  • Les Bases de Données : de grandes quantités d’informations de plusieurs types sont stockés dans des bases de données. Disponible sous format électronique, on peut, rapidement, accéder à l’information. Cependant et avant de trouver ce que l’on recherche il faudra d’abord passer par une étape de formulation de l’équation de recherche, ce qui n’est généralement pas évident pour des non spécialistes de l’information.
    L’équation de recherche appelée aussi équation logique est, comme son nom l’indique, une structure de termes et/ou de signes que comprend le serveur d’information auquel appartient la ou les bases de données que l’on veut interroger. L’équation logique peut comporter :
    • des mots-clés,
    • des descripteurs,
    • des noms de personnes auteurs ou inventeurs,
    • des noms d’organismes,
    • des codes et des signes (+, *, ‘’, and, etc.)
    • etc.

  • Les congrès, colloques, expositions, foires : source d’informations scientifique, technique, économique et commerciale. Dans ce genre de manifestations, il est recommandé de collecter les prospectus intéressants. Aussi prendre, si le type de manifestation le permet, des échantillons et des pièces pour les faire analyser et les examiner par un spécialiste.

  • L’information informelle : les commerciaux du réseau de vente devraient être d’excellents observateurs ; leur contacts avec la clientèle, avec les sous-traitant, permettent d’obtenir de l’information fraîche sur les besoins, leur évolution, les projets des concurrents, les tendances à court terme, le remplacement de tel produit par tel autre, etc.

  • Les normes et les règlements : leur importances se fait sentir au niveau des sujets majeurs de propriété industrielle. La recherche et la collecte de ce type d’information doit être réalisé très soigneusement. L’erreur n’est pas permise car dans les domaines industriels et pharmaceutiques les normes et les règlements sont primordiales.

  • Les sources internes : les rapports techniques internes de l’entreprise représentent une source d’information au niveau technologique. C’est là où se trouve archiver le patrimoine de l’entreprise. C’est pour cela que certains grands groupes ont constitués des banques de données internes facilement consultable. Cette consultation est souvent favorisée par le développement d’un Intranet.

   c- Analyse, traitement, validation

La bibliométrie et la scientométrie ont acquis un réel statut parmi les techniques dont usent à présent les professionnels du traitement de l'information. Ce traitement leur permet d’extraire ce qui peut intéresser leurs centres d’intérêt. La validation de l’information s’effectue par un expert dans le domaine. Il décide que tel information est intéressante que telle autre n’est pas tout à fais vraie et que tel donnée est à développer, etc. Son expérience et son savoir du domaine lui procure une certaine autorité vis à vis de la validité de l’information trouvée.
La recherche et l’analyse de l’information peut s’effectuer grâce des agents intelligents.

Obstacles et Problèmes à la mise en place d’une veille Stratégique

La principale contrainte à laquelle une société, une administration, une ONG ou toute autre organisme peut être confronté, est celle du coût. La mise en place d’une organisation interne de la veille suppose la disponibilité de ressources humaines et matérielles :

  • Ressources humaines : l’entreprise peut former une ou plusieurs personnes, internes, à la veille grâce à des stages de formation ou des formations continues. Cependant, ces formations exigent parfois des pré-requis chez le candidat tant au niveau informatique qu’au niveau informationnel : maîtriser l’outil informatique et prétendre un savoir faire au niveau de la recherche de l’information. Face à cela, faire appel à des consultants spécialisés dans les métiers de la veille permet d'être accompagné dans la mise en place du service. Mais en raison du coût des prestations, l'entreprise, et surtout la PMI, hésite et malheureusement renonce très souvent à s'engager.

  • Ressources Informationnelles : l’accès à certains type d’information coûte cher (Ex : l’information Brevet). Les sources d'information ne sont pas toujours pertinentes ni fiables. La multiplicité des sources d’informations dans certains domaines rend difficile le choix d’une source.

  • Ressources matérielles et logiciels : certaines types de veille engendrent des calculs mathématiques et des espaces de stockage considérables. Manque de connaissances des outils de veille automatisée.

Les entreprises surveillent des secteurs géographiques toujours plus étendus, du fait de l'internationalisation des marchés. Cependant, elles se limitent aux documents en langue française ou éventuellement en anglais. Les informations en langues rares (japonais, chinois,…), et même l'allemand, l'italien ou l'espagnol, sont en général écartées de la collecte, non par manque d'intérêt mais par manque de compétences linguistiques permettant de les exploiter. En pratique, seules les entreprises ayant des filiales à l'étranger en profitent, pour les trois quart d'entre elles, pour collecter sur place de l'information. Ces difficultés de collecte et de traduction de l'information internationale sont des insatisfactions qui forment des obstacles à une bonne surveillance internationale du marché.


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